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Allez, pour donner une idée, je m'y colle :
Tablotin automnal
Endormi miroir d'immobilité seconde,
La terre, entr'ouverte en sa vulve brune,
A bu socs puissants de laboureurs,
Pieux semeurs à nouveau de moisson plus limpide.
Cheval perdu flairant une brume insipide,
La lune cherche un sentier de couleurs
A pas feutrés sous les branches sans une
Hésitation sue en sa démarche blonde.
Tremblotant au vent encore d'esprit la feuille
A rougi d'être aussi nue au sol qui l'accueille.
In : Jean-Loup Brochet, "Epîtres pour un architecte littéraire", Québec 1977
NB : ce dizain "néo-classique" semble représentatif d'une nouvelle forme d'écriture : 2 alexandrins encadrent 2 décasyllabes pour former les 1e et 2e strophes, qui sont suivies d'un distique alexandrin. Enjambement 7e-8e vers et 9e-10e . Diérèse 3e et 10e vers. Le tout ne représentant pas un "artifax poétique" destiné à "peaufiner" la forme, mais bien une volonté d'expression mélodique en même temps qu'une expression à la fois sémiotique et sémantique plus élaborée.
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